MIM 2 : la recherche sur le paludisme n’a pas évolué en RDC

Posted on novembre 28, 2009. Filed under: Non classé | Étiquettes : , , , , , |

Une forte délégation de la RDC a pris part à la 5ème conférence sur le paludisme MIM 2 à Nairobi, composée du programme national de lutte contre le paludisme, des chercheurs, des étudiants et de la société civile.

Devant  la  pertinence    de  la matière    du    jour    et    du  contexte  particulier  de  la  République Démocratique du Congo en tant que deuxième pays endémique au monde après le Nigéria,  les délégués   congolais  ont   tenu une réunion  pour   faire le point sur  l’état de la recherche,  dans ce pays  considéré  comme  le  réservoir des moustiques.

En présence de Dr Benjamin ATUA, Directeur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et des représentants des bailleurs de fonds, le Dr Zina Yacouba, Point Focal   Paludisme  au PNUD – Fonds Mondial etde Dr Walter  Kazadi de l’OMS/Afrique.

La  délégation  congolaise  était  représentée  par    Professeur Dr   Antoinette  Tsefu et d’autres professeurs et docteurs.   Jean  Marie Bolika, Coordinateur de l’     Initiative Locale pour le développement intégré (ILDI) qui exécute un projet de plaidoyer auprès des parlementaires pour al lutte contre le paludisme en RDC avec l’appui de Malaria Consortium a pris part à cette activité.

Les 22 délégués congolais ont  constaté  que  la RDC est  vulnérabres dans tous les domaines  et particulièrement  sur la lutte contre le paludisme, où il bat le record après le Nigéria en Afrique.

Considéré comme le couloir noir par les experts, la recherche fondamentale et opérationnelle n’a pas  de place  par manque de volonté politique. On a aussi remarqué que la RDC souffre d’un  manque lobby  fort   capable d’influencer les décisions lors  de l’allocation des ressources pour la lutte contre le paludisme , et plus  l’absence d’une politique de  répartition des  responsabilités    entre  le politique,    les  chercheurs,  la  société civile  et les autres parties prenantes.

Ils ont également cité l’absence de revue documentaire, le déficit en publications scientifiques,   la modicité  des    ressources  allouées  à  la  recherche ,   le manque  de  visibilité  des travaux de recherche, l’absence de données, etc.  Tous ces maux qui  rongent  la recherche  dans notre pays ont été épinglés.

Pour    faire face à ce tableau sombre de la recherche, les délégués à la 5e MIM se sont résolus :

•  d’adhérer aux réseaux  des chercheurs existant et/ ou de créer les leurs pour influencer les  décisions et permettre à ce que leurs travaux soient publiés et considérés par les autres chercheurs à travers le monde,

• d’impliquer   de manière effective  toute les parties prenantes  pour la dissémination de l’information sur la lutte contre le Paludisme  à travers  l’information, l’éducation  pour le changement de comportement ;

•  de plaider pour le renforcement des capacités des chercheurs congolais dans le domaine de  la  lutte  contre  le  Paludisme  partant    de  la  prévention,    la    recherche  clinique,    la pharmacovigilance, l’éthique  ainsi que la recherche fondamentale ; et

•   de mettre en place une équipe de travail pour le suivi des décisions prises  afin de rendre compte aux décideurs et à redynamiser les activités une fois rentrer au pays.

Extrait du rapport de Jean Marie Bolika

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