MIM 2 : la recherche sur le paludisme n’a pas évolué en RDC
Une forte délégation de la RDC a pris part à la 5ème conférence sur le paludisme MIM 2 à Nairobi, composée du programme national de lutte contre le paludisme, des chercheurs, des étudiants et de la société civile.
Devant la pertinence de la matière du jour et du contexte particulier de la République Démocratique du Congo en tant que deuxième pays endémique au monde après le Nigéria, les délégués congolais ont tenu une réunion pour faire le point sur l’état de la recherche, dans ce pays considéré comme le réservoir des moustiques.
En présence de Dr Benjamin ATUA, Directeur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et des représentants des bailleurs de fonds, le Dr Zina Yacouba, Point Focal Paludisme au PNUD – Fonds Mondial etde Dr Walter Kazadi de l’OMS/Afrique.
La délégation congolaise était représentée par Professeur Dr Antoinette Tsefu et d’autres professeurs et docteurs. Jean Marie Bolika, Coordinateur de l’ Initiative Locale pour le développement intégré (ILDI) qui exécute un projet de plaidoyer auprès des parlementaires pour al lutte contre le paludisme en RDC avec l’appui de Malaria Consortium a pris part à cette activité.
Les 22 délégués congolais ont constaté que la RDC est vulnérabres dans tous les domaines et particulièrement sur la lutte contre le paludisme, où il bat le record après le Nigéria en Afrique.
Considéré comme le couloir noir par les experts, la recherche fondamentale et opérationnelle n’a pas de place par manque de volonté politique. On a aussi remarqué que la RDC souffre d’un manque lobby fort capable d’influencer les décisions lors de l’allocation des ressources pour la lutte contre le paludisme , et plus l’absence d’une politique de répartition des responsabilités entre le politique, les chercheurs, la société civile et les autres parties prenantes.
Ils ont également cité l’absence de revue documentaire, le déficit en publications scientifiques, la modicité des ressources allouées à la recherche , le manque de visibilité des travaux de recherche, l’absence de données, etc. Tous ces maux qui rongent la recherche dans notre pays ont été épinglés.
Pour faire face à ce tableau sombre de la recherche, les délégués à la 5e MIM se sont résolus :
• d’adhérer aux réseaux des chercheurs existant et/ ou de créer les leurs pour influencer les décisions et permettre à ce que leurs travaux soient publiés et considérés par les autres chercheurs à travers le monde,
• d’impliquer de manière effective toute les parties prenantes pour la dissémination de l’information sur la lutte contre le Paludisme à travers l’information, l’éducation pour le changement de comportement ;
• de plaider pour le renforcement des capacités des chercheurs congolais dans le domaine de la lutte contre le Paludisme partant de la prévention, la recherche clinique, la pharmacovigilance, l’éthique ainsi que la recherche fondamentale ; et
• de mettre en place une équipe de travail pour le suivi des décisions prises afin de rendre compte aux décideurs et à redynamiser les activités une fois rentrer au pays.
Extrait du rapport de Jean Marie Bolika
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